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Le ‘Zoom Fatigue’ et comment des personnes autistes peuvent mieux s’en tirer, selon la professeure Normand

En cette période de pandémie, des membres de la communauté de l’UQO contribuent à la lutte contre la COVID-19 sous tous ses aspects. Aujourd’hui, nous vous présentons le travail de la professeure Claude Normand, du Département de psychoéducation et de psychologie.

En temps de pandémie de la COVID-19 et ses mesures de confinement, les réunions virtuelles sont devenues une réalité quasi-quotidienne pour bien des gens.

Télétravail oblige, c’est via Zoom, Skype, FaceTime ou autres plateformes numériques, que se déroulent nos réunions. Or, se pourrait-il que des gens souffrent aussi de ‘Zoom Fatigue’?  Dans un récent reportage, la revue National Geographic se penche sur ce sujet, un reportage pour lequel a été interviewée la professeure Claude L. Normand, du Département de psychoéducation et de psychologie.

Claude L. Normand, professeure au Département de psychoéducation et de psychologie


L’article intitulé Zoom fatigue’ is taxing the brain. Here's why that happens (traduction libre: La fatigue Zoom met le cerveau à rude épreuve. Voici pourquoi cela se produit) est publié sur le site web de National Geographic. Pour y avoir accès, il suffit de s’inscrire avec une adresse courriel.

 

Lire le reportage du National Geographic

 

L’article se penche sur le fait qu’avec le confinement, il y a présentement une véritable explosion de l’utilisation des rencontres virtuelles, que ce soit via Zoom, Skype, FaceTime ou autres logiciels. Ces interactions virtuelles peuvent être difficiles pour le cerveau, peut-on lire, de là l’expression en anglais Zoom Fatigue.

La professeure Claude Normand est parmi les chercheurs interrogés dans cet article. Spécialiste des troubles du spectre de l’autisme, elle étudie entre autres comment les personnes ayant une déficience intellectuelle ou développementale socialisent en ligne.

Les personnes avec autisme ont tendance à avoir du mal à comprendre quand c'est leur tour de parler dans des conversations en direct, note-t-elle dans l’article du National Geographic. C’est pourquoi le décalage fréquent entre les échanges, lors des appels vidéo, peut réellement aider certaines personnes autistes. « Lorsque vous effectuez un zoom en ligne, il est clair à qui revient de parler », explique Claude Normand.

Quant à un utilisateur qui ressentirait cette ‘fatigue du Zoom’, la professeure Normand recommande d’éteindre la caméra sur son appareil (ordinateur ou tablette). Ceci permet d’économiser ses énergies en n’ayant pas à percevoir les indices non verbaux lors de la rencontre virtuelle. Une réunion de travail peut également se faire au téléphone tout en marchand en même temps, suggère Claude Normand.

 

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dans cette lutte contre la COVID-19 : dcr@uqo.ca